#10 Gérer l'argent, TVA (et astuces pour en avoir plus)????Je me mets à mon compte en Suisse Romande

#10 Gérer l’argent, TVA (et astuces pour en avoir plus)

Lorsque l’on travaille en indépendant (raison individuelle), on ne reçoit pas un salair chaque mois, on doit gérer son argent comme une entreprise. Mais comment être une entreprise rentable? Que faut-il savoir? Vous trouvez ici des infos, la transcription du podcast et des liens utiles.

Evidemment, on rêve de gagner au moins autant d’argent que dans notre dernier emploi salarié, puis faire mieux. Mais que dit le bilan de fin d’année? Ce qui compte, c’est le revenu net. Un revenu brut ultra-elevé et des dépense aussi élevées ne contribuera pas à mettre du beurre dans les épinards. Si l’argent rentre et sort directement, cela ne fera qu’augmenter la paperasserie de comptabilité sans augmenter ce qui reste sur votre compte en banque.

Dans cet épisode je discute:

  • comprendre le flux d’argent différents entre salariée et raison individuelle,
  • les astuces pour gagner plus comme gérer les frais les abonnements mensuels vs abonnements annuels,
  • le revenu et les dépenses,
  • quand payer la TVA?

Comme habituellement, je profite de cet article de blog pour vous rappeler le site web de la Confédération qui liste les avantages et les inconvénients d’une raison individuelle et il y a aussi une page qui vous explique comment fonder l’entreprise: Entreprise individuelle: pour se lancer en solo. Je vous encourage fortement à lire les informations que vous trouvez sur le site web de la Confédération: elles sont absolument fiables et complètes. C’est vrai que le langage n’est pas toujours très sympa à lire (ça reste formel et pas hyper accessible) mais tous les autres site web qui sont visibles sur Google ne sont que des copies de ce que vous pourrez trouver sur le site de la Confédération (et sur certains sites j’ai vu des erreurs alors fiez-vous à la Confédération).

Le Podcast Je me mets à mon compte en Suisse Romande-en bref

Le Podcast je me mets à mon compte en Suisse Romande est le seul podcast qui vous parle en 12 courts épisodes des étapes incontournables pour vous mettre à votre compte en Suisse romande. J’ai fait ce podcast parce qu’on me pose beaucoup de question sur la vie à son compte. Beaucoup de gens ont envie de se lancer, mais les informations fiables sont parfois difficiles à trouver. Avec ce podcast, j’espère vous donner des informations fiables et vous donner l’élan de vous lancer.

Les 12 épisodes du podcast Je me mets à mon compte en Suisse Romande sont disponibles sur toutes les plateformes de podcasts et pour vous qui préférez lire, vous trouverez les transcriptions des podcasts sur pilea.ch (ici même).

Commencez par le premier épisode qui vous explique à quoi vous pouvez vous attendre en écoutant ce podcast: Nouveau Podcast: De Quoi Ça Parle?

Retrouvez tous les épisodes et les transcripts à lire (dans chaque article de blog, j’ai ajouté tout un tas de lien utiles vers des ressources supplémentaires): Le podcast Indépendance Day – Je me mets à mon compte en Suisse Romande.

10 Gérer l’argent, TVA (et astuces pour en avoir plus)

Transcription

Bonjour ici Isaline Muelhauser du podcast Je me mets à mon compte en Suisse Romande. Dans cet épisode, j’aimerais parler plus en détail de comment gérer l’argent, la TVA et les petits trucs qui permettent de gagner plus, qui peuvent faire une différence sur son revenu. Bien entendu, regardez aussi le podcast lié à la comptabilité et à la prévoyance, c’est aussi tout à fait essentiel par rapport à la gestion de l’argent. 

Première chose, quand on gère l’argent en tant que raison individuelle, c’est qu’on se trouve dans une situation où on a des flux de cash qui sont complètement différents par rapport au flux habituel quand on reçoit un salaire. Quand on reçoit un salaire à la fin du mois, en gros on peut compter dessus, on a un salaire à la fin du mois. Mais quand on fonde une entreprise et qu’on envoie des factures à sa clientèle, ça dépend un petit peu de son activité. Par exemple, si vous avez une activité où vous travaillez comme thérapeute comme ostéopathe, vous allez faire peut-être payer à la fin de chaque rendez-vous.

Ça vous permet d’avoir un flux d’argent régulier, mais par exemple admettons, comme moi, que vous faites des projets qui peuvent durer plusieurs semaines ou plusieurs mois. Il faut réfléchir à quel moment vous allez facturer votre clientèle pour que vous ayez de l’argent suffisamment pour vivre. Surtout, ce qui change beaucoup, c’est qu’on a des flux dans le sens où on a tout le temps des gens qui nous doivent de l’argent. Parce que une facture, elle va être payable ça dépend à dix jours, à trente jours, mais on aura toujours un moment dans la vie de raison individuelle où on a effectué une activité, envoyé une facture et on attend son argent. Une des choses qui peuvent être faites pour faciliter ces flux d’argent et se donner aussi plus de confort, c’est de faire des types de contrats où on reçoit une avance sur le travail à faire ou un type de contrat plus permanent qu’on appelle en anglais retainer, où on bloque par exemple un jour par semaine pour toujours travailler avec la même entreprise.

Mais dans le cas où on travaille sur des projets, et ça, c’est aussi tous les artisans, tout le domaine de l’artisanat et par exemple de la construction. Admettons qu’on soit peintre peut-être, on peut demander une avance, mais en tout cas on va facturer à la fin quand la chose est faite, réalisée.

Il y a beaucoup de ce genre de travaux de service où finalement on attend l’argent et on à ce petit moment où on a fait et on n’a pas encore l’argent. Donc, ça c’est la première chose. Il faut apprendre à gérer ces flux d’argent et d’activité. Aussi il est très possible qu’il y ait une activité saisonnière dans le sens où je remarque depuis  ces quatre ans que, de mon point de vue, en juillet août, il se passe moins de choses.

En janvier aussi, il se passe moins de choses et j’ai d’autres mois dans l’année où je sais où il se passe plus de choses et où va se situer plus de travail. Du coup, c’est bien qu’aujourd’hui je ne panique plus quand je vois ma planification financière et que je vois peu de travail prévu pour juillet août.

Au contraire, je sais que ça me permet de faire des choses pour mon entreprise, ma comptabilité par exemple, ou ce genre de choses ou d’autres projets, comme faire ce podcast au milieu de l’été, d’autres projets qui me font plaisir, sachant que j’aurais une saisonnalité de mes activités qui vont reprendre à la rentrée. Je remarque dans les entreprises cette saisonnalité existait déjà quand je travaillais dans une agence, il y a forcément des moments où il y a plus d’activités, où il y a moins d’activité. En tant que personne c’est bien de connaître ces moments pour être relax et bien le vivre déjà et puis aussi pour être prêt quand il y aura du travail, à le prendre et pour avoir un peu d’un petit coussin, des bases suffisantes pour savoir que vous allez pouvoir vivre pendant ces moments. Parce qu’admettons que vous avez une baisse d’activité pendant un ou deux mois. Ensuite, vous allez reprendre vos activités, facturer votre activité le moment où vous allez recevoir votre argent si vous avez une facture, admettons à trente jours, elle va être un mois après que vous ayez terminé cette activité.

Donc, c’est à dire qu’il peut y avoir un laps de temps où vraiment, tout d’un coup, ça rentre, ça sort, ça rentre, ça sort. Il n’y a aucun moment dans l’année où on a tout son argent, à l’inverse de quand on reçoit notre salaire, même à la fin de l’année. À la fin de l’année, toutes les entreprises demandent d’envoyer les factures et tout le monde essaie de clore au mieux son année comptable. Donc, il y a un peu tout d’un coup ce petit stress de on envoie vite les factures, on les paye vite. Là, c’est pour que ça soit le plus propre possible au trente-et-un. Mais même dans cette situation, il y a souvent des projets qui s’étalent entre décembre et janvier et dans ce cas, je vais quand même les facturer en janvier. Donc, il y aura des petites choses qui sont peut-être de l’année précédente, qui vont être facturées l’année suivante. Ça c’est la première chose, gérer ces flux.

 La deuxième chose qui est hyper importante, c’est que gérer l’argent, les petits trucs pour gagner plus d’argent  typiquement, il y a deux manières de gagner de l’argent quelque part d’avoir un plus gros revenu net. Parce qu’il faut savoir que vous avez votre chiffre d’affaires qui est votre revenu brut.

En gros c’est tout ce que vous allez facturer, mais de ça vous avez toute la part des impôts genre probablement trente à quarante pour cent qui sont des impôts, des taxes diverses et variées. Ensuite de ces pourcentages, vous réduisez encore tous vos frais, tout ce que vous payez à l’année pour faire fonctionner votre entreprise.

À la fin, il reste ce que vous gagnez vraiment. Donc, c’est bien d’avoir un gros chiffre d’affaires, mais si on a des frais énormes au final, on se retrouve quand même à avoir pas beaucoup d’argent. Par contre, ce qui importe, c’est de faire augmenter ce revenu net.

De mon point de vue, une des choses qui a beaucoup changé pour faire augmenter ce revenu net, c’est de gérer avec beaucoup plus de précision les frais. Je vais vous donner un exemple. J’utilise beaucoup de logiciels en ligne, par exemple le logiciel pour enregistrer ce podcast, il y a un logiciel pour enregistrer le podcast. Je paye aussi un logiciel pour créer la transcription. Ces logiciels quand je les utilise, j’ai le choix de payer au mois où j’ai le choix de payer à l’année. Quand j’ai fait mon premier podcast [inaudible], qui est un podcast en anglais en 2021, j’ai été prise par la publicité de ces logiciels qui m’ont dit : « Payez maintenant douze mois, vous économisez un mois » et du coup j’ai payé pour douze mois. Maintenant, je fais complètement différemment. Je ne me laisse pas prendre par cette publicité parce que ce que j’ai remarqué, c’est que je gagnais plus d’argent en réduisant mes frais. Ça signifie que typiquement, pour ce logiciel de podcast, je vais grouper mes enregistrements pour les faire en une fois et payer un mois.

Parce que si je paie que un ou deux mois pour enregistrer des podcasts, ça va quand même me coûter moins cher que si je paye pour un an en économisant un mois. Donc pour moi, ce qui a changé le petit truc pour gagner en plus, c’est d’être très pragmatique et réfléchir de la manière à laquelle on va utiliser les ressources qu’on paye.

Ça peut être les abonnements et tout ce qu’on loue. Si on loue quelque chose, si on paye un abonnement moins de temps, ça va être plus rentable en gros que si on étale. Admettons que je fasse l’enregistrement de ce podcast en trois mois, j’aurais payé forcément trois mois de frais et ça m’aurait coûté plus cher.

Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est, sans changer le chiffre d’affaires, j’ai pu gagner plus d’argent en diminuant mes frais en faisant attention. Maintenant j’ai des rappels dans mon agenda pour me rappeler de résilier des abonnements avant que le paiement du mois reprenne. Ça, ça peut faire de grandes différences parce que, par exemple, pour mon activité, j’utilise occasionnellement des VPN et typiquement le VPN c’est pareil, c’est quelque chose qui va peut-être m’être utile pour un projet trois fois par année et si je me faire reprendre par la publicité, je vais le payer pendant douze mois même si en fait je ne paye que dix mois mais ça m’aurait coûté moins cher de le payer juste trois mois.

Donc, ça c’est le truc un peu  si vous avez une comptabilité bien organisée vous pouvez réfléchir un peu d’une manière où gagner l’argent et augmenter son revenu. Diminuer ses frais forcément, ça fait augmenter son revenu. Il y a des choses comme la question de ces abonnements qui en fait, ne change pas beaucoup ma qualité de vie parce que je profite de ces abonnements et je fais mon travail. Mais ça change beaucoup à la fin de l’année sur le revenu et finalement c’est peu de chose de mettre un rappel dans mon agenda pour aller résilier un abonnement. Évidemment, quand on veut acheter quelque chose et tout comparer les offres, ça m’a aussi souvent aidé de ne pas prendre ce qui avait l’air le plus formidable. Dans les frais aussi, je le rappelle, les frais bancaires, c’est aussi quelque chose d’important, spécialement si vous avez des frais sur des choses que vous achetez à l’étranger.

J’utilise beaucoup d’abonnements, je vous l’ai déjà dit de logiciels dont les entreprises sont à l’étranger. Si je faisais tout passer ça sur mon compte bancaire suisse avec ma carte de crédit suisse, j’aurais un pourcentage beaucoup plus grand qui ferait que je perds de l’argent alors que finalement, en ayant un compte Wise, ça me permet d’économiser beaucoup sur ces frais bancaires.

Donc, les petits trucs en plus pour gagner de l’argent, c’est la question de je dirais se focaliser bien entendu sur son revenu, c’est toujours bien de facturer plus, mais le chiffre d’affaires c’est bien mais en fait le revenu net c’est aussi important et le revenu net ça passe par les frais.

Donc ça, c’est des petites adaptations qui sont tout à fait personnelles. Si vous avez des questions par rapport à comment gérer l’argent avec des devises étrangères, pensez à monito.com, ça donne beaucoup d’informations et bien sûr, c’est un site formidable. 

Ensuite, la question de la TVA, la comptabilité on en a déjà parlé dans un autre podcast, mais ici je voulais vraiment vous parler de la TVA. En gros la TVA, en tant qu’entreprise individuelle, vous devez facturer la TVA à votre clientèle et faire payer cette TVA si vous avez un chiffre d’affaires de plus de cent mille francs. Si votre chiffre d’affaires ne dépasse pas ce palier de cent mille francs, vous n’êtes pas tenu de facturer la TVA, ça veut dire que sur votre facture il y a juste un total.  Moi j’ai eu une discussion avec les responsables au niveau fédéral de la TVA parce que bien entendu bonne élève meilleure de classe, j’avais besoin de poser toutes mes questions. Si vous ne facturez pas votre TVA, vous ne devez pas marquer sur votre facture exonérée de TVA. Parce qu’en fait ce n’est pas quelque chose qui est exonéré de TVA, vous devez tout simplement ne pas noter la TVA. En général quand ma clientèle me demande est-ce que la TVA vient s’ajouter à vos factures, je leur dis de manière tout à fait transparente, Non, la TVA ne s’ajoutera pas à cette facture parce que mon activité  n’atteint pas cent mille francs je ne suis donc pas tenu de la facturer. Ce n’est pas du tout la même chose. Attention à cette question exonérée de la TVA ce n’est pas du tout la même chose. Le moment où vous commencez à payer de la TVA, bonne nouvelle, vous pouvez vous la faire rembourser. En gros le moment où vous dépassez ce palier de cent mille francs, vous allez facturer la TVA à votre clientèle.

Ensuite, en tant qu’entreprise sur tout ce que vous achetez et payez pour votre entreprise, vous pouvez demander un retour de TVA. Franchement je comprends que ça ne paraît pas du tout logique. En gros les entreprises ne payent pas de TVA parce que même votre clientèle qui va vous payer votre TVA va demander à l’administration le retour de cette TVA. En gros il y a deux options, c’est que soit vous faites payer la TVA et vous pouvez demander le remboursement de la TVA soit vous ne faites pas payer la TVA parce que vous n’êtes pas tenu de le faire et dans ce cas vous ne pouvez pas demander de remboursement de la TVA.

Ensuite, à partir du moment où vous payez la TVA, vous avez différentes manières de la payer, et vous pouvez rembourser à la confédération différents pourcentages. Soit vous remboursez le pourcentage exact parce qu’en fait le truc c’est que votre clientèle va vous payer la TVA, cette TVA ne vous appartient pas et vous devez la rendre en fait, la donner. Après vous avez le choix de soit vous donner l’intégralité de cette TVA, soit vous en donner un pourcentage un petit peu inférieur parce que vous êtes en quelque sorte payé pour jouer le rôle de facturer et rendre la TVA.

Ça c’est un petit truc différent selon votre revenu. La bonne nouvelle, c’est que ici je suppose que vous êtes dans votre première année, donc je ne veux pas aller trop dans les détails. Donc, si vous démarrez en général, c’est une question que vous pouvez totalement laisser de côté.

Vous n’avez pas besoin non plus de vous inscrire de contacter la TVA pour leur dire. En gros il vous suffit d’avoir cette confirmation de votre caisse AVS qui vous dit que légalement vous avez le droit de facturer des choses parce que vous payez votre AVS vous n’avez rien besoin de plus pour ensuite pouvoir d’un point de vue tout à fait légal, facturer votre clientèle. Le moment où vous allez dépasser ce palier, ne vous inquiétez pas  l’administration va vous trouver et vous contacter pour que vous vous inscriviez. 

Autre chose, le registre du commerce. En tant que raison individuelle, vous n’êtes pas tenu de vous inscrire au registre du commerce. Ça c’est tout à fait de votre choix. Soit vous souhaitez vous inscrire au registre du commerce, si vous ne facturez pas la TVA, vous n’êtes pas tenu de vous inscrire, et vous avez tout à fait le droit d’exercer. Donc, sachez que ce n’est pas parce qu’une entreprise n’est pas listée au registre du commerce qu’elle n’a pas le droit d’exercer légalement. Habituellement, ce que je donne comme preuve d’exercer, c’est la confirmation.

On peut demander à notre caisse AVS une petite lettre de confirmation exactement à cet effet. En gros c’est une petite lettre qui dit nous confirmons que cette personne est inscrite à notre caisse AVS depuis telle date. En gros c’est ça que vous donnez à votre clientèle pour lui dire oui, pas de souci d’un point de vue légal, j’ai tout à fait le droit d’exercer. Légalement, vous êtes dans le juste si vous êtes inscrit à cette caisse AVS bien que vous ne soyez pas inscrit au registre du commerce.

Voilà, je pense que c’est tout ce que je voulais dire sur ces questions de gestion de flux, d’argent et de TVA. J’espère que ça vous a été utile.

Comme d’habitude, je mets la transcription de tout ce que je vous ai dit plus les liens utiles sur PILEA.ch et je vous souhaite plein succès. Je me réjouis de vous retrouver dans le prochain podcast. 

À bientôt !

Isaline

SEO nerd & Content Strategist